| 2e partie : Septembre 98
• 11/09/98. STRASBOURG-METZ (0-0). Le derby du Grand'Est a déplacé quelque 300 à 400 supporters des Grenats (2 bus GG, 1 bus HF, 1 bus SC au départ de Metz, voitures particulières). Descendus des bus sans autorisation, les fans de GG sont pris à partie par de nerveux CRS qui sont copieusement brocardés. De vives bousculades s'en suivent. Des feuilles blanches et bleues constituent le tifo des UB 90. Au balcon de leur quart de virage, flotte un calicot « FRONT ANTI-METZ ». Dans le quart de virage adjacent au secteur visiteur, un calicot pourri « MERCI HELSINKI » pend au balcon. Une dizaine d'irréductibles fans messins restèrent à l'extérieur de la Meinau suite à un désaccord concernant le prix des places appliqué aux supporters messins. À leur arrivée dans les gradins en début de seconde mi-temps, une dizaine de torches sont allumées accompagnées de ballons en forme de b*** ! Bloqué dans les couloirs de la Meinau à l'issue du match, le contingent grenat essuie des jets de projectiles (canettes, poubelle métallique,...) lancés depuis l'étage supérieur. Les esprits s'échauffent sérieusement. Décidés à faire la police eux-mêmes, les fans messins chargent le double cordon formé du service de sécurité du FC Metz et d'un rideau de CRS ! Des coups sont échangés. Un Messin est interpellé. Il sera relâché avant le départ des bus. Dans la soirée, le bungalow de Génération Grenat a subi une tentative d'effraction, œuvre d'indépendants Parisiens de retour de déplacement à Nancy. Seule une vitre a été brisée, et ce malgré le rideau de protection.
• 15/09/98. ER BELGRADE-METZ (2-1). Pas de déplacement. Visa collectif impossible à obtenir. Chaude ambiance.
• 19/09/98. METZ-TOULOUSE (0-0). La banderole du Kop est pour la première fois déployée dans la nouvelle tribune. Des torches et des drapeaux accompagnent l'entrée des équipes. Une poignée d'Ultras Occitans se joignent à la Horda Frenetik.
• 25/09/98. LORIENT-METZ (1-1). Pas de déplacement de GG, mais une petite dizaine de fans de la Horda effectuent le déplacement. L'un d'entre eux fut interpellé pour avoir allumé une torche. Il ne verra pas le match.
• 29/09/98. METZ-ER BELGRADE (2-1). Pas de tifo. Les quelque 300 à 400 Yougoslaves, dont quelques dizaines de hooligans, ont semé le trouble en ville et la pagaille au stade. En ville, de petits groupes se sont livrés au vol à l'étalage dans les commerces du centre (parfums, foulards,...). Huit Serbes sont interpellés et la marchandise récupérée. Aux abords du stade, quelques échauffourées éclatèrent en début de soirée. À l'entrée des équipes et après le but de Belgrade, des fumis rouges sont allumés dans le camp visiteur. Après le second but messin, certains "supporters" serbes, chatouillés dans leur orgueil, s'échauffent et se frottent aux blousons oranges et rouges de la sécurité du FC Metz. Les nouveaux gradins assis, sous les loges de la Tribune Nord, deviennent très vite un champ de bataille. Les supporters chargent les hommes de la sécurité, qui les arrosent à coups de jets d'eau sous pression. Certains reculent sous la douche, qui refroidit leurs ardeurs, d'autres s'énervent un peu plus et se mettent à arracher des sièges en plastique vert, qu'ils balancent ou avec lesquels ils frappent sur ceux qui essaient de les contenir. Une barre métallique, arrachée de la main courante, est jetée en direction de la sécu. C'est la bataille rangée : les Serbes chargent la sécu et, pris de panique, les Messins présents à côté du contingent yougoslave fuient la tribune. Les hommes de la sécurité reculent et les hools se rapprochent dangereusement de la Tribune Ouest. C'est seulement à cet instant que les CRS, appelés en renfort par le PC sécurité, font leur entrée "triomphale" dans le stade et interviennent matraque au poing. Les supporters de l'Étoile refluent, certains tentent d'échapper à la tenaille (il ne s'agit pas d'un remake de la 7e compagnie !) en se réfugiant dans les... loges ! Deux hommes de la sécu seront blessés dans l'échauffourée courte mais violente.
Le match a dû même être interrompu momentanément, des projectiles de toutes sortes, dont des sièges arrachés, atterrissaient sur le terrain et un panneau publicitaire de dix mètres de long installé au ras de la pelouse avait été renversé. Des supporters serbes seront interpellés par la police. Trois d'entre eux seront poursuivis et condamnés, l'un à 3 mois de prison dont 2 ferme, les deux autres à 1 mois ferme, des peines assorties de 3 ans d'interdiction du territoire français. À noter que GG a "fait l'acquisition" d'une bâche yougoslave restée accrochée aux grillages de Saint-Symphorien !
OLIVIER
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