3e PARTIE : AOÛT 2000
• 05/08/00. METZ-AUXERRE (1-2). Plusieurs nouveautés en ce début de saison. Tout d'abord et comme prévu, les tambours de Génération Grenat sont repositionnés à mi-hauteur en Tribune Ouest Basse au niveau du rang 11. C'est là également qu'est installée la toute nouvelle sono du groupe, plus puissante, acquise à l'intersaison. Depuis les structures métalliques (sortes de main courante) installées cet été, sont érigés des tubes flexibles mais rigides de gros diamètre en haut desquels de nouveaux haut-parleurs sont fixés. Ils sont désormais au nombre de huit, quatre dirigés vers le bas des gradins et quatre vers le haut, et ce, afin de sensibiliser aux encouragements l'ensemble de la tribune. Cette réorganisation entraîne l'"éclatement" de la « Vieille Garde » qui occupait le nouvel emplacement tambours/sono. Son noyau glisse vers le bas de la tribune sans établir ses nouveaux quartiers de façon précise. Les autres anciens font partie du service d'ordre du groupe et sont disséminés dans la Ouest Basse. En effet, à l'occasion de ce premier match de la saison à domicile, Génération Grenat a mis en place une équipe d'encadrement dans le souci de lutter contre les débordements spontanés de certains supporters de la Ouest Basse (jets de fumigènes et de projectiles sur le terrain, tentatives d'envahissements, échauffourées avec les stewards du club). Ce service de sécurité propre au groupe comprend quelques supporters aguerris aux gradins et à ses mouvements de foule. Ses membres, qui figurent parmi les plus anciens du kop messin (« Vieille Garde »), sont reconnaissables au tee-shirt vert kaki qu'ils portent et par l'inscription « ENCADREMENT » et le logo commercial de l'association floqués au dos. Pour sa première, l'équipe d'encadrement n'a pas eu à intervenir. Pourvu qu'ça dure… Au niveau animation, Génération Grenat démarre la saison avec une petite touche d'originalité. À l'entrée des équipes, les étendards et cinq drapeaux géants aux couleurs des différentes nationalités des joueurs qui composent l'effectif, à savoir les drapeaux argentin, belge, colombien, ukrainien et bien sûr français, flottent dans le kop. Leur disposition représente un dé. Une torche complète le spectacle. Quant à la Horda Frenetik, toujours présente en Ouest Basse au niveau du secteur A, elle fête ce jour-là ses 3 ans d'existence avec un tifo à la clé. Des feuilles de papier, réparties sur environ un secteur et demi, forment deux bandes horizontales aux couleurs du groupe, l'une jaune, l'autre rouge grenat. Un calicot appuie la chorégraphie : « LA HF A 3 ANS ». Puis, en seconde mi-temps, un autre calicot, sur lequel on peut lire : « UNE SEULE COULEUR : LE GRENAT, UNE SEULE PATRIE : LA MOSELLE », est déployé par la HF. Dans le secteur visiteur amovible, limité à sa plus petite contenance, peu d'Auxerrois se sont déplacés : une vingtaine tout au plus. À l'issue de la rencontre, l'un d'entre eux a cru bon de provoquer quelques supporters messins présents à proximité du bungalow de Génération Grenat. Quelques échauffourées éclatent (des claques sont distribuées) et les Auxerrois, pourtant en supériorité numérique, s'aperçoivent vite à qui ils ont à faire. Ils se réfugient devant le local de la sécurité du FC Metz et seront "raccompagnés" jusqu'à leurs véhicules.
• 12/08/00. LYON-METZ (0-0). Un bus "plein" (49 sur 49) de la GG' 95 prend le chemin de la Cité des Gaules. Un autre bus (à moitié plein ou à moitié vide, c'est selon), celui du Supporter Club avec à son bord quelques ultras de la Horda, est également affrété. Dans le virage sud, Génération Grenat est placée au bas du secteur réservé aux visiteurs, le SC et la HF à l'étage. Pas de tifo. Ni côté visiteurs, ni côté locaux. Pour les Lyonnais, ce n'est apparemment pas parce que c'était Metz… Les Bad Gones ne sauraient-ils plus animer leur virage ? La création récente des Nucleo Ultra, branche orientée ultra des Bad Gones, est un signe. Quant aux Lugdunum's Lions, ils furent bien décevants.
• 19/08/00. METZ-PARIS SG (1-0). La venue du PSG sur les bords de la Moselle est comme toujours redoutée. Aussi, les forces de police sont multipliées. Un barrage de police avec barrières métalliques est mis en place à l'entrée de la rue du Stade à hauteur du boulevard Saint-Symphorien et un portique de « PRÉ-FILTRAGE - PRÉSENTATION DES BILLETS » installé dans la descente de la rue un peu avant le magasin « Sport Plus ». Le même dispositif de pré-filtrage est mis en place à hauteur de l'autre accès au stade situé près du pont de l'autoroute. Sans billet, impossible de passer. Les supporters messins accueillent pour l'occasion 17 ultras italiens du club de Vicenza avec qui Génération Grenat entretient d'excellentes relations depuis maintenant de nombreuses années. Après un repas pris en commun, une cinquantaine de supporters messins tous groupes confondus (italiens compris) se retrouvent au stade. Aucun Parisien n'a encore été aperçu. Puis, peu avant 17H00, un bus des Boulogne Boys s'arrête sur la bande d'arrêt d'urgence de la sortie Metz-centre et libère une cinquantaine de fans parisiens. Les Messins les approchent et les accrochent. Les premiers incidents éclatent. La police, présente massivement sur les lieux, isole les protagonistes. Les Parisiens sont rassemblés devant les guichets côté canal. Les véhicules anti-émeutes des CRS, équipés de panneaux grillagés, coupent l'allée Saint-Symphorien juste avant le bungalow de GG. De l'autre côté se trouve le barrage de pré-filtrage. Résultat : les supporters du Psg sont complètement isolés. Aucun incident ne se produira plus à l'exception des provocations et insultes qui pleuvent. Plus tard, un autre bus lâche un groupe de Parisiens de nouveau depuis l'autoroute. Ils seront rapidement encadrés par les CRS et accompagnés sous bonne escorte jusqu'à la zone isolée improvisée. Les autres supporters parisiens arriveront par bus au stade. Dans les tribunes de Saint-Symphorien, à l'actif de Génération Grenat : une torche est d'abord allumée tout en haut de la Ouest Basse ; ensuite huit pots de fumée, quatre grenat et autant de blanc, disposés de part et d'autre de l'escalier central au niveau des tambours et de la sono, précèdent l'entrée des équipes ; puis, à l'entrée de celles-ci, du bord de la pelouse et sur toute sa largeur, huit grands drapeaux dont un des Vigilantes Vicenza sont déployés et, dans le kop, un tendu d'écharpes. Après le but messin, du chlorate est allumé du côté du secteur de la HF. Le secteur visiteur en Nord Basse accueille quelque 400 supporters parisiens. Parmi ceux-ci, on aperçoit les bâches du PAC, des Boys' 85, Supras, Tigris Mystic et Lutèce Falco. Des étendards, des drapeaux et une dizaine de torches, dont une est jetée sur le bord du terrain, constituent le tifo parisien. À l'issue de la partie, chambrés par le kop messin, les supporters parisiens - échaudés par la défaite - commencent à s'énerver. Certains d'entre eux tentent de forcer le cordon de sécurité, d'autres de grimper dans les loges (sic). En vain. Des sièges (verts) sont arrachés et jetés dans la direction du public messin de la Tribune Nord Basse qui quitte le stade dans… l'allégresse ! Merci Paris.
• 26/08/00. LILLE-METZ (2-1). Toutes les familles de supporters du FC Metz sont représentées pour ce déplacement à Lille via la Belgique, pour un total de 200 supporters environ répartis dans quatre bus : Génération Grenat (2 bus), la Horda Frenetik (1) et le Supporter Club En Avant FC Metz (1). Il s'agit du plus important contingent de supporters messins présents en déplacement depuis le début de la saison. Les deux bus de la GG, escortés par deux motards à l'avant et un véhicule de police à l'arrière, arrivent les derniers à Grimonprez-Jooris. Dès leur arrivée dans le parc jouxtant le stade, une quinzaine de hools lillois (ex-DVE ?) s'approchent des bus et invitent les Messins à venir en découdre. Personne ne répond à la provocation. Quelques instants plus tard, alors que les fans de la GG sont dirigés par la police et les stewards locaux vers leur parcage, les esprits s'échauffent. Des invectives sont lancées à l'encontre d'un petit groupe de hools qui attend à proximité des bus. Une échauffourée sporadique éclate. Les forces de l'ordre, une dizaine d'hommes tout au plus, s'interposent. Un Lillois réussit à passer le rideau de police et à s'approcher du cortège mosellan. Il est pris à parti par un Messin, son T-shirt déchiré mais doit son salut à la… police qui le repousse. Elle fait usage de gaz lacrymogène pour enrayer l'incartade. Les Lillois, peu nombreux, étaient-ils pour autant courageux en tentant de venir au contact sachant que la police interviendrait ? Pas si sûr. Dans l'enceinte du stade, les supporters messins sont parqués dans le secteur visiteur côté Seconde à l'opposé (en diagonale) du virage des Dogues. Les gradins derrière le but, où se sont regroupés les hools lillois auxquels les Messins se sont frottés, et le secteur visiteur sont séparés par un tunnel d'accès qui passe sous la tribune. Très vite, le public lillois prend en grippe le contingent grenat et on assiste à un échange d'invectives. À l'entrée des équipes, le parcage messin s'anime : étendards et drapeaux côté GG, 3 torches et du chlorate côté HF. Deux autres torches seront allumées après l'ouverture du score des Messins. Le Virage Est réaménagé (il ne comporte désormais plus que des places assises) n'a pas brillé, ni par l'animation (seul un tendu d'écharpes et quelques drapeaux épars), ni par la voix (on a rien entendu). Par contre, les Messins ont assuré quant à eux un bon soutien vocal à leurs couleurs tout au long de la partie. Durant le match, quelques projectiles fileront d'un camp à l'autre. À l'issue de celui-ci, la sortie des bus lorrains est "difficile". Au niveau d'un pont, la manœuvre est délicate et lente. Aussi, les premiers bus attendent les suivants sur le pont. C'est alors que quatre Lillois s'approchent de l'un des bus de la GG. Pas de chance, c'est le plus chaud. Leur appel à en découdre est aussitôt reçu. L'ouverture d'urgence de la porte centrale du bus est actionnée et deux Messins descendent du bus. L'un des Lillois leur jette alors un petit (sic) caillou (Ouaaaaah !) et tous les quatre s'enfuient en courant très vite ! Le bus essuiera un jet de caillou quelques instants plus tard. C'était ça l'enfer du Nord ? Je dois confondre avec Paris-… Roubaix !
• 30/08/00. À Reims : METZ-MOUSCRON (5-0). Personne n'y était. Dommage.
Olivier
[Page 03 / 12] Précédente - Suivante.
Retour au sommaire de l'historique. |