1re partie : les origines
Les origines du kop messin datent du tout début des années 80. C’est à cette époque qu’une poignée de supporters lanca les premiers chants du haut des gradins Premières situés côté autoroute (ouest) du stade Saint-Symphorien. Un premier grand drapeau apparaît et une lessiveuse recouverte de slogans à la gloire du F.C. Metz est utilisée comme grosse caisse ! Avant chaque match, quelques supporters effectuent, drapeaux au vent, un tour de terrain sur la pelouse même de Saint-Symphorien afin de "chauffer" le public.
C’est au début de la saison 82/83 que tout a vraiment commencé. Un groupe de supporters colorés et indisciplinés investit les gradins et vient grossir le nombre que l’on peut évaluer alors à une trentaine d’unités. Ce groupe était de nature plutôt violente, "anarchiste" dans ses actes et "extrémiste" en raison de certains de ses chants. Son nom - que certains se sont donnés - était la « PANZER DIVISION » ! Son "uniforme", une blouse blanche constellée de croix de Lorraine et autres inscriptions. Commençait la grande période de règne des « blouses blanches ». Le kop était à cette époque plus connu sous cette appellation. Le groupe, fondé sur la camaraderie et la solidarité, était soudé et imprévisible. Un soir, une tête de cochon empalée sur un pieu apparut au beau milieu des gradins ! Par la suite, quelques fans vinrent se joindre timidement aux "panzers". Cet accroissement coïncide avec une bonne période du F.C. Metz et prolonge la venue de Merry Krimau et Tony Kurbos. Les jeunes qui composent le groupe sont pour la plupart frappés violemment par la sévère crise économique qui ravage la région. Le stade devient pour les uns, un moyen d’exister, pour les autres, d’exprimer leur passion pour le club à la croix de Lorraine.
Début 83 marque la multiplication des drapeaux et l’apparition des premiers feux de Bengale. Les tours de terrain rassemblent de plus en plus de fans munis de drapeaux. C’est aussi la grande époque des cornes de brume, des petits papiers jetés en l’air et autres rouleaux de "PQ" qui, à chaque match, accompagnent l’entrée des joueurs dans un concert des plus assourdissants ! Il s’agit des premiers spectacles d’avant-matches (tifo) qui se développeront au début des années 90. Durant toutes ces années, les sorties de but (dégagements aux 6 mètres) des gardiens adverses sont accompagnées par de vibrants « Hôôôôô hisse, Fainéant ! ». Cette "tradition" typiquement messine sera reprise quelques années plus tard à Lens par le Kop Sang & Or. Puis à l'entame des années 90, pour faire comme tous les autres, le mot « Fainéant » est "naturellement" remplacé par « Enculé » suivi de tout un tas d'autres grossièretés (« F*** de p***, B*****, Nancéien (sic) »).
Les premiers déplacements en bus de la Panzer s’effectuent avec le Supporters Club. À Strasbourg, Nancy et Mulhouse, des incidents plus ou moins violents éclatent. À Nancy notamment où la Panzer répond par la violence aux provocations des Nancéiens. Contre le PSG, une dizaine de blouses blanches traverse le terrain pour répondre aux provocations des Parisiens avant le match. Le groupe est alors banni par le reste du public qui le siffle à chaque fois qu’un chant est entonné. Parallèlement les bons résultats du club font grossir le groupe. Il est, en fin de saison, composé d’une cinquantaine de membres environ.
OLIVIER
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